La Turquie n’a pas été prévenue avant la frappe israélienne en Syrie, Washington pousse pour un mécanisme de déconfliction

L’envoyé spécial des États-Unis pour la Syrie Tom Barrack, également ambassadeur en Turquie, a déclaré mardi qu’Ankara n’avait pas été prévenue avant les frappes israéliennes sur la base aérienne d’Abou al-Douhour, qu’elle avait observé les appareils faire route vers le nord en direction de son territoire et qu’elle aurait pu préparer sa propre réponse. Il a estimé que le sang-froid des uns et des autres avait empêché la situation de se dégrader et que Washington travaille activement à mettre en place un mécanisme de déconfliction associant Israël, la Syrie et la Turquie. Selon lui, les frappes traduisaient l’idée que la Turquie pourrait bientôt renforcer sa présence sur la base, qu’une délégation turque avait inspectée lundi avant des réparations de la piste. Les huit frappes menées à l’aube mardi ont endommagé la piste et des installations de stockage, sans faire de victimes.

