
Abdullah Baabood
@abaabood · Think tanks et analystes — États-Unis/Royaume-Uni
Abdullah Baabood est un universitaire spécialisé dans la politique du Golfe, les relations internationales et les affaires du Moyen-Orient.
Le conflit dans le détroit d’Ormuz s’éternise, et avec lui la souffrance des pays du Golfe. Les économies sont touchées, la sécurité est sous pression et les investissements font face à l’incertitude. Une guerre que la région n’a pas choisie, mais dont elle paie le prix.
Traduit de arabeLe détroit d’Ormuz semble s’acheminer vers une confrontation prolongée. Pour les États du Golfe, cela signifie une souffrance prolongée : un commerce perturbé, des coûts plus élevés, des investissements plus faibles et des risques sécuritaires croissants. Une guerre qu’ils n’ont pas choisie devient une facture à laquelle ils ne peuvent échapper.
Traduit de anglaisL’incitation israélienne contre le Qatar... escalade politique à l’occasion du premier anniversaire de l’agression
Traduit de arabe10/10 Enfin, je considère que l’article du Dr Eric Wargotz propose une critique d’Oman motivée par des considérations politiques et idéologiques, ainsi que par une sélectivité analytique manifeste. Le langage chargé révèle son parti pris et le cadre idéologique qui régit son discours, le conduisant finalement à un argument tortueux et à des conclusions trompeuses.
Traduit de arabe8/10 Le véritable échec ne réside pas dans la diplomatie omanaise, mais dans l’absence d’un système de sécurité régional collectif et efficace capable de protéger la navigation, sans que les États du Golfe se retrouvent otages d’un conflit commencé par d’autres et qu’ils en paient eux-mêmes le prix.
Traduit de arabe7/10 De même, Oman n’essaie pas désespérément de « sauver son économie maritime », comme le prétend l’article. Il a des raisons régionales et stratégiques plus larges de maintenir Ormuz ouvert : la stabilité du Golfe, le commerce mondial, la sécurité énergétique et la prévention de la transformation d’une voie maritime internationale en zone de guerre permanente.
Traduit de arabe6/10 Les négociations d’Oman avec l’Iran ne doivent pas être présentées comme une reconnaissance omanaise de la souveraineté de l’Iran ou de son contrôle unilatéral du détroit d’Ormuz. Ni le discours politique ni les affirmations ne changent la position d’Oman. L’objectif de Mascate est clair : ouvrir le détroit et garantir la sécurité de la navigation.
Traduit de arabe4/10 L’article saute à une grande conclusion causale : des négociations, des >revendications iraniennes>, des frappes américaines>, puis une escalade. Mais la succession des événements ne signifie pas que l’un a causé l’autre. La confrontation, les sanctions, les opérations militaires et les menaces contre la navigation ont précédé la diplomatie omanaise et ont rendu celle-ci nécessaire, et non l’inverse.
Traduit de arabe3/10 Le dialogue avec l’Iran ne signifie pas qu’Oman s’est rangé de son côté. Oman et l’Iran sont les deux États riverains du détroit d’Ormuz, et le rétablissement de la navigation, le déminage et l’organisation des services maritimes nécessitent forcément une communication entre eux. La géographie n’est pas un alignement politique.
Traduit de arabe2/10 Dire qu’Oman a « joué sur les deux tableaux » jusqu’à ce que sa neutralité s’effondre, c’est renverser la vérité. Oman n’a pas négocié avec l’Iran et provoqué ainsi la crise du détroit d’Ormuz ; il a négocié parce que le détroit avait déjà été paralysé par la guerre et la confrontation déclenchées par d’autres.
Traduit de arabe1/10 L’article souffre d’une sélectivité analytique et d’un biais politique et idéologique manifeste, et confond la succession des événements avec leur relation de cause à effet, rendant ainsi la diplomatie omanaise responsable d’une crise qu’elle n’a pas créée. Il s’agit d’une tentative de corriger certaines des erreurs et de replacer le rôle d’Oman et ses négociations concernant le détroit d’Ormuz dans leur juste contexte.
Traduit de arabeUne étape bienvenue et attendue depuis longtemps. Mais elle ne devrait être que le début. D'autres pays doivent se joindre à l'initiative, et les sanctions doivent être étendues jusqu'à ce que les colonies illégales et l'annexion prennent fin et que les droits des Palestiniens soient respectés.
Traduit de anglais1/9 L’affirmation selon laquelle Oman aurait « joué sur les deux tableaux » jusqu’à ce que sa neutralité s’effondre inverse les faits. Oman n’a pas négocié avec l’Iran et n’a donc pas créé la crise d’Ormuz. Il a négocié parce qu’Ormuz était déjà paralysé par la guerre et la confrontation.
Traduit de anglaisC'est un bon début, mais les sanctions doivent aller plus loin. Israël ne peut pas violer le droit international, commettre un génocide, un nettoyage ethnique et des crimes contre l'humanité, pratiquer l'apartheid, pérenniser l'occupation et rejeter une solution à deux États sans conséquences. Demander des comptes n'est pas de l'antisémitisme. Mettre fin à l'impunité
Traduit de anglaisCelui qui a poussé à cette guerre contre l’Iran n’était ni un génie ni simplement un idiot ; c’était plutôt un démon malfaisant, prêt à mettre la région à feu et à sang, à frapper ses économies, à détruire la vie de ses peuples et à menacer leur avenir, au service de son projet d’occupation, de destruction, de meurtre, d’extermination et d’hégémonie régionale. L’ambition d’un seul homme… et c’est la région et le monde entier qui en paient le prix.
Traduit de arabeLes États du Golfe ont offert à Trump des milliards en investissements, en accords et en promesses. Le retour, ou la « récompense » : une guerre à leurs portes, des pertes et des économies affectées, une sécurité menacée et un risque environnemental qui touche même leurs eaux. Les États du Golfe ont payé des milliards à l’Amérique pour les protéger, et les voilà qui paient de nouveau le prix de leurs politiques.
Traduit de arabeLa guerre n’a pas atteint ses objectifs ; entend-on les atteindre en déclenchant une « bataille des pétroliers » ? Jouer avec le pétrole dans le Golfe, c’est aussi jouer avec l’eau et la vie des êtres humains. Une vaste catastrophe pétrolière pourrait frapper l’environnement marin et menacer le dessalement dont dépendent des millions de personnes. Alors, l’addition ne se résumera pas à des barils de pétrole, mais à l’eau, à la vie et à l’avenir des générations.
Traduit de arabeLes États du Golfe n’ont pas choisi la guerre américano-iranienne, mais ils en paient le prix : une économie mise à mal, des investissements et un tourisme en recul, une sécurité et une stabilité ébranlées, et un environnement marin fragile confronté à des dommages qui pourraient s’étendre sur plusieurs générations. Une guerre décidée par d’autres, mais dont la facture est payée dans le Golfe.
Traduit de arabeLa guerre entre les États-Unis et l’Iran saigne économiquement le Golfe, le déstabilise sur le plan stratégique et menace de causer des dommages environnementaux potentiellement irréversibles. Les bombes finiront peut-être par s’arrêter, mais le Golfe pourrait en payer le prix pendant des décennies.
Traduit de anglaisTrump affirme que les États du Golfe « nous doivent » la normalisation avec Israël. Mais Israël ne doit-il pas lui aussi quelque chose aux États-Unis, au monde et à la région ? La normalisation est réciproque : Israël doit également mettre fin à l’occupation, à l’apartheid et à l’agression, arrêter le génocide, respecter le droit international et reconnaître les droits des Palestiniens.
Traduit de anglaisWashington pourrait préférer un long blocus de l’Iran à une longue guerre. Mais "ni guerre ni paix" laisse le Golfe exposé : Washington fait pression, Téhéran réagit, et le Golfe en paie le prix sur le plan de sa sécurité, de son économie et de son avenir. Ils choisissent les règles de la confrontation… et le Golfe est laissé à brûler des conséquences qui en découlent.
Traduit de arabeWashington pourrait préférer un siège prolongé de l’Iran à une guerre prolongée. Mais « ni guerre ni paix » laisse le Golfe dangereusement exposé. Washington fait pression, Téhéran riposte, et le Golfe paie le prix en sécurité, prospérité et avenir.
Traduit de anglaisLa guerre d'Iran n'est pas dissociable de la politique de Netanyahou et de Trump visant à remodeler la région et à élargir le cercle de la normalisation. Peut-être avions-nous parié que la peur pousserait les États du Golfe vers Israël en quête de sécurité. Mais le pari s'est retourné contre eux : la guerre n'a pas élargi les « accords d'Abraham », elle a plutôt fait d'Israël une composante essentielle du dilemme sécuritaire régional.
Traduit de arabeLes accords d’Abraham et le « deal du siècle » ont échoué. Une guerre avec l’Iran aurait peut-être offert une autre voie : transformer les représailles iraniennes dans le Golfe en pression sur les États du Golfe pour qu’ils se rapprochent d’Israël. Si telle était la stratégie, elle n’a pas fait avancer la normalisation : elle l’a éloignée davantage.
Traduit de anglaisNi une issue militaire ne semble possible, ni les sanctions ne promettent des résultats rapides ou certains. Entre une guerre sans issue et des pressions interminables, la région et le monde en paient le prix. Prolonger cette impasse n’est pas une politique ; c’est la recette d’une catastrophe plus grande. La solution commence par la diplomatie.
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