
Muhammad Shia' al-Sudani
@mohamedshia · Liban, Syrie, Turquie, Irak, Yémen
Muhammad Shia' al-Sudani est un ancien Premier ministre de l'Irak.
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux {Toute âme goûtera la mort} Allah, le Très-Haut et le Très-Grand, a dit vrai. Nous présentons nos condoléances au président du Parti démocratique du Kurdistan, M. Masoud Barzani, à l’occasion du décès du frère aîné de sa famille, M. Abdul Wahid Barzani, qu’Allah lui pardonne. Nous demandons à Allah, le Très-Haut et Tout-Puissant, de l’envelopper de Son immense miséricorde, de lui accorder une place dans Ses vastes jardins du Paradis et d’inspirer à ses proches et à ceux qui l’aimaient patience et réconfort.
Traduit de arabe"Nous avons adopté le principe de l’équilibre dans notre politique étrangère, nous nous sommes éloignés d’une politique des axes et nous nous sommes ouverts à tous sur la base des intérêts communs et du respect mutuel." Partant de là, dans notre article publié sur le site du Groupe irakien des affaires étrangères, intitulé : « Diplomatie productive : l’Irak lorsqu’il met à profit sa position stratégique », nous avons exposé notre vision de la manière d’utiliser la politique étrangère comme un outil efficace pour renforcer les intérêts économiques de l’Irak, soutenir les voies du développement et consolider son statut régional et international.
Traduit de arabeNous condamnons avec la plus grande fermeté l'attaque criminelle qui a visé des membres des forces de sécurité alors qu'ils accomplissaient leur devoir dans le secteur d'Al-Dora, faisant plusieurs martyrs parmi les membres des services de sécurité et blessant d'autres personnes. Il s'agit d'un acte rejeté et condamné, ainsi que d'une atteinte au prestige de l'État et à la primauté du droit. Le fait de prendre pour cible des membres des forces de sécurité qui accomplissent leur devoir de protéger les citoyens exige de tous une position claire et ferme. Il ne faut pas permettre que les armes deviennent un moyen d'imposer sa volonté ou de menacer la sécurité des citoyens et des institutions de l'État. Nous avons toujours affirmé que l'application de la loi à tous, sans exception, constitue le fondement de la sécurité et de la stabilité, et qu'il est impossible de bâtir un État fort sans cela. Alors que nous renouvelons notre soutien total à nos forces de sécurité dans l'accomplissement de leurs devoirs, nous appelons les autorités compétentes à prendre les mesures juridiques nécessaires, à faire toute la lumière sur les circonstances de l'incident, à demander des comptes aux personnes impliquées et à empêcher la répétition de tels actes qui menacent la sécurité de la société et le prestige de l'État. Miséricorde et grâce divine pour nos martyrs, patience et réconfort pour leurs familles et leurs proches, et prompt rétablissement aux blessés et aux personnes touchées.
Traduit de arabeAlors que la date de la fin de la mission de la coalition internationale en Irak, fixée au 30 septembre 2026, approche, conformément aux ententes et aux accords conclus durant la période où nous assumions la responsabilité du gouvernement, l'Irak se trouve face à une importante échéance nationale qui exige le plus haut degré de sagesse et de responsabilité. La fin de la mission de la coalition a constitué une étape sur la voie du rétablissement de la pleine souveraineté de l'Irak sur son territoire et son espace aérien et du renforcement de l'indépendance de sa décision nationale. Cette responsabilité ne pourra être pleinement assumée qu'en ancrant un principe fondamental : les armes et la décision de les utiliser doivent être exclusivement entre les mains de l'État et de ses institutions constitutionnelles. Placer les armes sous l'autorité de l'État n'est pas un projet visant à exclure qui que ce soit et ne doit pas ouvrir la voie à la confrontation ou aux affrontements. C'est une obligation nationale pour bâtir un État fort, capable de protéger tous ses citoyens, de préserver leur sécurité et leurs droits et d'empêcher que l'Irak ne serve de théâtre aux conflits des autres. Dans le même temps, le traitement de cette question sensible exige un dialogue national large et rationnel, auquel participent toutes les forces politiques et sociales, loin du langage des menaces, des accusations de trahison et de l'escalade, ainsi que des discours et déclarations enflammés exploités par les ennemis de l'Irak. Les grandes questions ne se règlent pas par la logique du rapport de force, mais par la sagesse et l'entente, en faisant prévaloir l'intérêt national. Nous devons nous rappeler que le plus grand danger auquel l'Irak puisse être confronté n'est pas la divergence entre ses citoyens, mais la transformation de cette divergence en discorde ou en combats internes. C'est pourquoi la préservation de l'unité et de la paix civile relève de la responsabilité de tous, en particulier des forces qui disposent d'une influence politique et sociale. Les Irakiens, y compris ceux qui détiennent encore des armes, ont payé un lourd tribut pour rétablir la sécurité et la stabilité, et il est inacceptable de permettre qu'un différend ou une circonstance régionale nous ramène au conflit intérieur. L'Irak est capable d'entrer dans une nouvelle phase : celle d'un État pleinement souverain, indépendant dans ses décisions, doté d'institutions de sécurité et militaires fortes, tout en entretenant des relations équilibrées avec son environnement arabe, régional et international. C'est seulement ainsi que nous pourrons priver de cette occasion tous ceux qui veulent entraîner l'Irak dans la discorde ou transformer son territoire en théâtre de conflit, et protéger l'avenir de notre pays par l'action de ses citoyens et une volonté nationale commune.
Traduit de arabe