Lacroix appelle à trancher sur la surveillance au Liban à l’approche du retrait de la FINUL
Le chef des opérations de paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, a exhorté le Conseil de sécurité, le 4 novembre, à préciser ce qui suivra le retrait de la FINUL du sud du Liban. Il a averti qu’un départ de la mission sans autre dispositif pourrait laisser les forces israéliennes et libanaises face à face, sans intermédiaire. Lacroix a déclaré que les responsables libanais s’inquiétaient de perdre un tiers qui aide leur armée à communiquer avec les Forces de défense israéliennes et à éviter les malentendus. Il a demandé si les deux armées pourraient se retrouver face à face « sans aucune tierce partie ». Il a estimé qu’environ 10 000 habitants restaient entre la ligne de défense avancée d’Israël et la Ligne bleue, et a souligné le rôle de la mission dans la surveillance et la coordination des convois humanitaires. Israël, avec le soutien des États-Unis, est favorable à la fin de la mission. Lacroix a déclaré que les Nations unies n’avaient pas reçu d’orientations claires du Conseil de sécurité sur un dispositif de remplacement. Les préparatifs du retrait étaient prêts, selon lui, mais pourraient être adaptés si une autre présence de l’ONU était convenue. Il a averti que la perte de coordination pourrait accroître le risque d’escalade involontaire ; aucun dispositif de remplacement n’a été annoncé. Les Forces de défense israéliennes qualifient les attaques persistantes du Hezbollah et la reconstitution de ses capacités militaires dans le sud du Liban de violations des arrangements israélo-libanais du 19 juin 2026. Leur compte rendu mentionne des drones explosifs, des transferts d’armes et des efforts pour rétablir des sites militaires et la force Radwan. L’armée affirme viser les capacités terroristes en utilisant le renseignement, des armes de précision et la surveillance pour réduire les dommages aux civils.

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